mercredi 13 juillet 2011

Eparpillé (3e partie)

J'ai relu le livre de Benoit; je voulais retrouver une citation. Laquelle? Il faudrait que je relise ce que j'en ai écrit sur blogspot, je saurai à ce moment quelle citation je veux retrouver, et peut-être où dans le livre la retrouver. J'ai emprunté le livre à la bibliothèque il y a plusieurs semaines, mais, c'est que j'avais plusieurs livres à lire, je n'ai pas fait cela encore; il faut que je rende le livre dans trois jours, ou que je le renouvelle, et c'est ridicule.

Je commence à relire le livre, qui fait cent quatre-vingt-dix pages; n'ayant pas Internet sur mon ordinateur, je ne peux consulter mon blog, est-ce que je relis tout, ou jusqu'à la citation? J'ai retrouvé la citation, et ça ne m'aurait servi à rien d'avoir relu ce que j'en ai écrit, car rien dans cette citation ne permet de situer le texte dans l'oeuvre. Cependant, quand j'ai commencé à lire, j'ai trouvé que cette lecture m'apportait une satisfaction particulière, de même que mes pieds posés sur la nouvelle table basse qui est en même temps un pouf.

Je découvrais d'ailleurs tout à coup le plaisir de mettre les pieds sur ce pouf. C'est parce que la relecture du livre allait me fournir l'occasion de faire quelque chose de bien: corriger les bêtises que j'avais écrites, parce que je n'avais pas bien lu le livre, ou parce que j'écrivais le texte après coup, sans en référer au livre, ce n'est pas une excuse vous allez dire, parce qu'il est vrai que j'avais mal lu et mal interprété, si j'avais su qu'il s'agissait du fils d'Hélène, jusqu'à ce que je le découvre, j'espère que ma lecture aurait été plus attentive et respectueuse.

Je n'ai pas revu Hélène, elle m'a écrit et je lui ai répondu, je n'ai pas encouragé sa relation avec Juan, et c'est bien sûr pour cette raison qu'elle ne m'a pas réécrit. Benoit au début du livre parle de son père; il parle aussi à deux ou trois reprises de sa soeur aînée. Les amours de vacances auraient résulté en un véritable amour, c'est déjà une chose de dite, et d'importance. A part ça concernant l'amour du personnage Louis pour Marie-Charles qui est le sujet du livre je vais corriger.

Ce que j'avais lu distraitement, il semble, c'est qu'au restaurant où celui-ci a rencontré Marie-Charles il lui a parlé de leur bonheur futur. Il a aussi laissé un message écrit qui a été intercepté par l'employé qui a desservi la table, ce qui a rendu Louis malheureux quand il l'a découvert, en même temps que le départ de Marie-Charles qui disait être partie dans le sud de la France. A l'invitation de son ami qu'il surnomme le Général Tidéchet, personnage qui personnifierait son ami Louis-François Marcotte, à sortir, il décline; il y a d'ailleurs un joli poème à cet endroit qui exprime son amour pour Marie-Charles.

L'invitation que j'évoquais dans le précédent message s'est présentée au moment où Louis essayait d'oublier Marie-Charles, ce qui explique que cette fois précisément il se soit laissé tenter. Il va la revoir sa Marie-Charles, Marie-Charles qui va être impressionnée par ce qu'il a fait, d'aller aussi loin la rechercher. Espérons que sa maladie, le cancer qu'elle craignait, ne soit qu'une fausse alerte, d'autant plus que ce serait pour Louis un malheur irréversible.

Quant à la citation, je suis à la bibliothèque en ce moment, avec mon sac à dos, mais dans lequel j'ai oublié de mettre le livre, mais je peux vous dire de mémoire qu'il s'agissait des goélands dont les plumes des ailes formaient un coeur dans le ciel rose romance. J'ai aussi rencontré un Espagnol à l'occasion de ce voyage, et cela aurait pu être un grand amour, mais ça n'a pas été. Je ne l'ai même pas embrassé, alors... La perspective d'aller vivre dans un petit village des îles Canaries ne me plaisait pas particulièrement.

Je devine que pour la candide Hélène il ne pouvait y avoir de cadre plus romantique à un avenir que ces dunes de sable sur le bord de l'océan, à l'équateur. Mais moi je soupçonnais que les monticules de Mas Palomas recouvrent sans doute les restes d'un peuple disparu, les Guanches. J'ai rencontré un homme charmant; cette rencontre demeure un des beaux souvenirs de ma vie. Mais il reste, Marie, que d'avoir des nouvelles d'Hélène est pour moi plus satisfaisant que de me souvenir de ce qui aurait pu être.

Quel que soit réellement le problème de bizarrerie, d'où pas d'invitation, ce mec si bien que j'ai rencontré, que je n'ai pas partagé, que je ne partagerai pas non plus, ce sont de bons souvenirs, ce 1974; Paul-Claude, Anne, Renée, et je pourrais nommer aussi quelques espagnoles, et Bernard, Bernard que j'ai connu à Québec plus que là-bas, j'y retournerai.

Il est probable que cet homme, Antonio, m'aimait plus que je l'aimais. C'est bien longtemps après cet été en Espagne que j'ai réalisé que j'aurais pu me marier avec cet homme si j'avais voulu. Est-ce qu'il m'avait déjà remarquée, quand il s'arrêtait à notre table pour jaser? Serveur dans un grand hôtel de renommée internationale il ne manquait pas d'occasions d'en rencontrer des femmes, de belles femmes, et des femmes riches.

Alors qu'il s'intéresse à moi ne peut que me toucher au plus haut point. Et je sais qu'il n'était pas homme à s'enticher de la première cliente venue. Qu'est-ce qu'il fait, aujourd'hui, en 2011?