mercredi 29 décembre 2010

Le fameux test et un résultat


J'ai passé un test de QI dernièrement, c'est le même qu'il y a deux ans sauf qu'il y a deux ans je n'avais pas pu le terminer, je leur ai expliqué que la femme s'est trompé, que ce n'était pas de sa faute. Est-ce que ça m'a coûté un emploi, ça va, en tous les cas l'autre fois je l'ai refait et ai enfin un chiffre, 133, qui ne me satisfait pas complètement*, peut-être parce que le test était différent de ceux que j'ai déjà passés (sans en connaître les résultats, sauf la fois où j'ai passé un test en anglais et que j'avais eu 120), mais d'avoir un chiffre ça change tout. La personne qui m'a expliqué les résultats m'a dit que j'étais anormale, je suis bien contente d'entendre cela, parce que je suis en-dehors de la masse, ce qu'on voit très bien sur le graphique.

Moi je lui ai dit que je m'attendais à avoir plus... Mais le 120 ça devait être avant que je me mette a souffrir de cette maladie, que j'ai appris à contrôler; enfin...

*Je «pense» que je vais me contenter de ce résultat, du moins pour le moment.

lundi 6 décembre 2010

Eparpillé (suite)

Ça paraît sans doute surprenant que je n'en sache pas plus. Nous étions six qui nous asseyions tout le temps à la même table; Hélène, Marie, Daniel, Huguette, Hélène et moi. Je vous livre l'extrait dont j'ai fait mention précédemment.

«Je concentre mon attention sur des détails pour brider mon cerveau en panique. La peau rousselée d'un couple de touristes allemands. Leurs deux corps longs et laiteux qui se distendent dans la chaleur. Leurs lobes d'oreilles pendouillant comme des appâts de pêche. Une Italienne en ménopause qui se rafraîchit avec un éventail improvisé. La bordure de ses sous-vêtements qui transperce le coton d'une paire de shorts trop ajustés. La voix de la guide polyglotte qui se marie au craquement soporifique des planchers de bois. Les pachydermes hébétés qui la suivent comme des moutons. Des pommes et des oranges. Encore des fruits. Des montagnes de fruits qui ont l'air indigestes et poussiéreux.»

La peau rousselée c'est moi; les touristes allemands ce sont plutôt des Scandinaves, aussi blonds sinon plus que des Allemands, aux îles Canaries ─nous avons passé quarante-deux jours en Espagne cet été-là, dont dix en vacances, aux Canaries─. Le cerveau en panique...

C'est une enquête que Benoit fait, il veut retrouver le lien: il est bien le fils d'Hélène. Qui la suivent comme des moutons, cela doit avoir rapport avec la visite de la classe d'espagnol à la demeure des parents de Maria, notre enseignante; je n'étais pas là, cependant. Encore des fruits: dans ces pays on mange souvent des fruits pour dessert; des fois les fruits n'étaient très ragoûtants. Moi je les mangeais pareil, asticots compris; je n'étais pas regardante, mais je peux comprendre les autres de ne pas en avoir fait autant.

L'amitié en plus de l'amour a beaucoup d'importance dans ce roman; cela n'explique-t-il pas le ton de confidence qu'on y retrouve? Trois hommes qu'il nomme par leur surnom partagent les virées en ville et reçoivent les confidences. Ça me surprend un peu, ce ton de l'écriture, concernant une fille pour laquelle le narrateur s'est rendu jusqu'en Europe, donc une fille qui a de l'importance.

Mais j'ai remarqué que les hommes se méfient facilement des femmes, si elles ne les font pas assez attendre; Benoit veut sans doute être plus conciliant avec cette jeune fille; mais si c'est une fille qui se donne rapidement, ce qui est prévisible pour une serveuse, l'homme va hésiter dans son appréciation; il semble redouter le jugement de ses amis par rapport à cette fille. Mais de la part de la fille j'avancerais qu'elle trouve surtout l'homme bien de son goût...

Je ne dis pas qu'il ne faut pas rester prudent. Dans la vie on cherche l'âme soeur, la personne qui va nous compléter le plus complètement possible, mais en même temps on doit faire attention à garder les yeux ouverts et à ne pas tomber dans le piège tendu par une personne malhonnête. C'est l'éternel dilemme, l'amour est aveugle, on le sait. A trente-six ans aujourd'hui j'espère qu'on croit toujours à l'amour. Mais on regarde la vie avec les yeux de quelqu'un qui en a appris un peu plus sur les hommes et les femmes que nous à l'époque de nos propre trente-six ans, il y a vingt ans. Tant qu'on continuera à y croire tout sera possible.

En fait je crois avoir compris: Louis le personnage s'il avait mis au courant les amis de son attirance pour une fille qui porte de grosses lunettes ne leur a pas fait part de son intention de la relancer jusqu'en Europe. Aussi à l'invitation d'aller voir les filles il fait comme si de rien n'était, il dit oui c'est beau, il ne va pas changer ses habitudes, et il trouve une raison pour le voyage. En fait il avait essayé de se défiler mais il n'a pas réussi.

Et il était sans doute content de sortir avec ses amis. Ça me rappelle le bain de minuit aux îles Canaries (en Espagne): c'est là que j'avais fait la connaissance du fameux Juan, sans cela je ne pourrais pas vous en parler, je ne saurais pas qui c'est. Les Québécois n'étaient pas d'accord avec le fait que je sois allée à ce bain de minuit, alors que je sortais avec un gars; Antonio. Mais cela ne dérangeait pas les Espagnols.