SOCIAL MOVING
mercredi 26 septembre 2012
Des nouvelles de quelqu'un que le Québec aime: Cédrika
J'ai des nouvelles de Cédrika. On se souviendra que j'ai déjà écrit à propos de meubles et d'objets, dans mon appartement, que je n'ai plus, soit dit en passant, pas l'appartement, mais les objets en question; des objets, donc, que je soupçonnais provenir d'un lieu, j'avais des indices, bref, de la présence de Cédrika dans notre quartier.
Cédrika a été enlevée à l'âge de neuf ans à Trois-Rivières, mais je commençais à me douter qu'elle était maintenant plutôt à Québec. J'en ai parlé aux autorités, j'ai fait ce qu'il fallait; j'ai aussi cru reconnaître, à cause d'un comportement qui me semblait douteux, le ravisseur; et depuis cette époque-là, depuis il y a près de deux ans, j'ai observé.
Lui a remarqué que je l'observais, justement, et il s'est mis à me tourner autour, avec son auto. Je n'aimais pas bien ça. Je ne tenais pas tellement à entrer en contact. Enfin, il s'est passé des mois, et puis mon idée à ce propos a changé; j'ai deviné que s'il me suivait ce n'était peut-être pas pour lui, mais pour Cédrika.
Il se promenait avec une auto aux vitres teintées, cela aussi je l'ai dit à la police, et même une fois alors qu'il était arrêté un peu plus loin quelqu'un a entrouvert la porte de l'auto. Porte qu'il s'est empressé de refermer, après un coup d'oeil en arrière... Je ne savais pas où il restait, mais me doutais que ça devait être soit sur ma rue soit sur une rue voisine.
J'ai fait deux broncho-pneumonies, une l'an passé et une cette année dont je sors à peine, et je pense que c'est à cause de cette histoire, du stress que m'occasionnait cette situation. Elle je l'ai vue, une fois ou deux, elle a essayé en effet de se sauver; une fois dans l'autobus en pyjama... Il semble qu'il lui enlevait ses vêtements, parce qu'il ne voulait pas justement qu'elle se sauve.
Et je l'ai vue, il y a peut-être trois mois, deux ou trois mois, elle avait grandi; elle est costaude, aussi. J'avais remarqué en lisant l'affiche concernant sa disparition qu'elle était grande: à neuf ans elle était plus grande que moi, qui ne suis pourtant pas une naine (petite, oui, bien sûr). Elle n'est plus confinée, elle est dans un endroit sécuritaire.
Je pense qu'elle a contacté ses parents, mais elle est peut-être pourtant toujours à cet endroit. Je les ai appelés, moi (quand elle est arrivée là), je leur ai dit de ne pas avoir peur, que c'est une bonne fille, studieuse. Que d'après moi il fallait surtout être patients avec elle. Et ce midi j'ai vu une fille qui a dit que les autres lui faisaient la vie difficile, et qu'elle l'avait prise sous son aile. La fille était assise en face de moi; je n'ai rien dit, elle parlait avec son voisin d'à côté.
Un peu plus d'une heure après cet épisode j'étais assise devant un café et tout à coup j'ai réalisé: j'ai eu des nouvelles de Cédrika, de vraies nouvelles, de la part de quelqu'un qui la côtoie, qui lui parle tous les jours. Et ça m'a émue.
Alors, je ne sais pas, vous, mais j'ai pensé écrire un mot à ce propos, j'ai pensé que ça vous ferait plaisir.
mercredi 13 juillet 2011
Eparpillé (3e partie)
J'ai relu le livre de Benoit; je voulais retrouver une citation. Laquelle? Il faudrait que je relise ce que j'en ai écrit sur blogspot, je saurai à ce moment quelle citation je veux retrouver, et peut-être où dans le livre la retrouver. J'ai emprunté le livre à la bibliothèque il y a plusieurs semaines, mais, c'est que j'avais plusieurs livres à lire, je n'ai pas fait cela encore; il faut que je rende le livre dans trois jours, ou que je le renouvelle, et c'est ridicule.
Je commence à relire le livre, qui fait cent quatre-vingt-dix pages; n'ayant pas Internet sur mon ordinateur, je ne peux consulter mon blog, est-ce que je relis tout, ou jusqu'à la citation? J'ai retrouvé la citation, et ça ne m'aurait servi à rien d'avoir relu ce que j'en ai écrit, car rien dans cette citation ne permet de situer le texte dans l'oeuvre. Cependant, quand j'ai commencé à lire, j'ai trouvé que cette lecture m'apportait une satisfaction particulière, de même que mes pieds posés sur la nouvelle table basse qui est en même temps un pouf.
Je découvrais d'ailleurs tout à coup le plaisir de mettre les pieds sur ce pouf. C'est parce que la relecture du livre allait me fournir l'occasion de faire quelque chose de bien: corriger les bêtises que j'avais écrites, parce que je n'avais pas bien lu le livre, ou parce que j'écrivais le texte après coup, sans en référer au livre, ce n'est pas une excuse vous allez dire, parce qu'il est vrai que j'avais mal lu et mal interprété, si j'avais su qu'il s'agissait du fils d'Hélène, jusqu'à ce que je le découvre, j'espère que ma lecture aurait été plus attentive et respectueuse.
Je n'ai pas revu Hélène, elle m'a écrit et je lui ai répondu, je n'ai pas encouragé sa relation avec Juan, et c'est bien sûr pour cette raison qu'elle ne m'a pas réécrit. Benoit au début du livre parle de son père; il parle aussi à deux ou trois reprises de sa soeur aînée. Les amours de vacances auraient résulté en un véritable amour, c'est déjà une chose de dite, et d'importance. A part ça concernant l'amour du personnage Louis pour Marie-Charles qui est le sujet du livre je vais corriger.
Ce que j'avais lu distraitement, il semble, c'est qu'au restaurant où celui-ci a rencontré Marie-Charles il lui a parlé de leur bonheur futur. Il a aussi laissé un message écrit qui a été intercepté par l'employé qui a desservi la table, ce qui a rendu Louis malheureux quand il l'a découvert, en même temps que le départ de Marie-Charles qui disait être partie dans le sud de la France. A l'invitation de son ami qu'il surnomme le Général Tidéchet, personnage qui personnifierait son ami Louis-François Marcotte, à sortir, il décline; il y a d'ailleurs un joli poème à cet endroit qui exprime son amour pour Marie-Charles.
L'invitation que j'évoquais dans le précédent message s'est présentée au moment où Louis essayait d'oublier Marie-Charles, ce qui explique que cette fois précisément il se soit laissé tenter. Il va la revoir sa Marie-Charles, Marie-Charles qui va être impressionnée par ce qu'il a fait, d'aller aussi loin la rechercher. Espérons que sa maladie, le cancer qu'elle craignait, ne soit qu'une fausse alerte, d'autant plus que ce serait pour Louis un malheur irréversible.
Quant à la citation, je suis à la bibliothèque en ce moment, avec mon sac à dos, mais dans lequel j'ai oublié de mettre le livre, mais je peux vous dire de mémoire qu'il s'agissait des goélands dont les plumes des ailes formaient un coeur dans le ciel rose romance. J'ai aussi rencontré un Espagnol à l'occasion de ce voyage, et cela aurait pu être un grand amour, mais ça n'a pas été. Je ne l'ai même pas embrassé, alors... La perspective d'aller vivre dans un petit village des îles Canaries ne me plaisait pas particulièrement.
Je devine que pour la candide Hélène il ne pouvait y avoir de cadre plus romantique à un avenir que ces dunes de sable sur le bord de l'océan, à l'équateur. Mais moi je soupçonnais que les monticules de Mas Palomas recouvrent sans doute les restes d'un peuple disparu, les Guanches. J'ai rencontré un homme charmant; cette rencontre demeure un des beaux souvenirs de ma vie. Mais il reste, Marie, que d'avoir des nouvelles d'Hélène est pour moi plus satisfaisant que de me souvenir de ce qui aurait pu être.
Quel que soit réellement le problème de bizarrerie, d'où pas d'invitation, ce mec si bien que j'ai rencontré, que je n'ai pas partagé, que je ne partagerai pas non plus, ce sont de bons souvenirs, ce 1974; Paul-Claude, Anne, Renée, et je pourrais nommer aussi quelques espagnoles, et Bernard, Bernard que j'ai connu à Québec plus que là-bas, j'y retournerai.
Il est probable que cet homme, Antonio, m'aimait plus que je l'aimais. C'est bien longtemps après cet été en Espagne que j'ai réalisé que j'aurais pu me marier avec cet homme si j'avais voulu. Est-ce qu'il m'avait déjà remarquée, quand il s'arrêtait à notre table pour jaser? Serveur dans un grand hôtel de renommée internationale il ne manquait pas d'occasions d'en rencontrer des femmes, de belles femmes, et des femmes riches.
Alors qu'il s'intéresse à moi ne peut que me toucher au plus haut point. Et je sais qu'il n'était pas homme à s'enticher de la première cliente venue. Qu'est-ce qu'il fait, aujourd'hui, en 2011?
Je commence à relire le livre, qui fait cent quatre-vingt-dix pages; n'ayant pas Internet sur mon ordinateur, je ne peux consulter mon blog, est-ce que je relis tout, ou jusqu'à la citation? J'ai retrouvé la citation, et ça ne m'aurait servi à rien d'avoir relu ce que j'en ai écrit, car rien dans cette citation ne permet de situer le texte dans l'oeuvre. Cependant, quand j'ai commencé à lire, j'ai trouvé que cette lecture m'apportait une satisfaction particulière, de même que mes pieds posés sur la nouvelle table basse qui est en même temps un pouf.
Je découvrais d'ailleurs tout à coup le plaisir de mettre les pieds sur ce pouf. C'est parce que la relecture du livre allait me fournir l'occasion de faire quelque chose de bien: corriger les bêtises que j'avais écrites, parce que je n'avais pas bien lu le livre, ou parce que j'écrivais le texte après coup, sans en référer au livre, ce n'est pas une excuse vous allez dire, parce qu'il est vrai que j'avais mal lu et mal interprété, si j'avais su qu'il s'agissait du fils d'Hélène, jusqu'à ce que je le découvre, j'espère que ma lecture aurait été plus attentive et respectueuse.
Je n'ai pas revu Hélène, elle m'a écrit et je lui ai répondu, je n'ai pas encouragé sa relation avec Juan, et c'est bien sûr pour cette raison qu'elle ne m'a pas réécrit. Benoit au début du livre parle de son père; il parle aussi à deux ou trois reprises de sa soeur aînée. Les amours de vacances auraient résulté en un véritable amour, c'est déjà une chose de dite, et d'importance. A part ça concernant l'amour du personnage Louis pour Marie-Charles qui est le sujet du livre je vais corriger.
Ce que j'avais lu distraitement, il semble, c'est qu'au restaurant où celui-ci a rencontré Marie-Charles il lui a parlé de leur bonheur futur. Il a aussi laissé un message écrit qui a été intercepté par l'employé qui a desservi la table, ce qui a rendu Louis malheureux quand il l'a découvert, en même temps que le départ de Marie-Charles qui disait être partie dans le sud de la France. A l'invitation de son ami qu'il surnomme le Général Tidéchet, personnage qui personnifierait son ami Louis-François Marcotte, à sortir, il décline; il y a d'ailleurs un joli poème à cet endroit qui exprime son amour pour Marie-Charles.
L'invitation que j'évoquais dans le précédent message s'est présentée au moment où Louis essayait d'oublier Marie-Charles, ce qui explique que cette fois précisément il se soit laissé tenter. Il va la revoir sa Marie-Charles, Marie-Charles qui va être impressionnée par ce qu'il a fait, d'aller aussi loin la rechercher. Espérons que sa maladie, le cancer qu'elle craignait, ne soit qu'une fausse alerte, d'autant plus que ce serait pour Louis un malheur irréversible.
Quant à la citation, je suis à la bibliothèque en ce moment, avec mon sac à dos, mais dans lequel j'ai oublié de mettre le livre, mais je peux vous dire de mémoire qu'il s'agissait des goélands dont les plumes des ailes formaient un coeur dans le ciel rose romance. J'ai aussi rencontré un Espagnol à l'occasion de ce voyage, et cela aurait pu être un grand amour, mais ça n'a pas été. Je ne l'ai même pas embrassé, alors... La perspective d'aller vivre dans un petit village des îles Canaries ne me plaisait pas particulièrement.
Je devine que pour la candide Hélène il ne pouvait y avoir de cadre plus romantique à un avenir que ces dunes de sable sur le bord de l'océan, à l'équateur. Mais moi je soupçonnais que les monticules de Mas Palomas recouvrent sans doute les restes d'un peuple disparu, les Guanches. J'ai rencontré un homme charmant; cette rencontre demeure un des beaux souvenirs de ma vie. Mais il reste, Marie, que d'avoir des nouvelles d'Hélène est pour moi plus satisfaisant que de me souvenir de ce qui aurait pu être.
Quel que soit réellement le problème de bizarrerie, d'où pas d'invitation, ce mec si bien que j'ai rencontré, que je n'ai pas partagé, que je ne partagerai pas non plus, ce sont de bons souvenirs, ce 1974; Paul-Claude, Anne, Renée, et je pourrais nommer aussi quelques espagnoles, et Bernard, Bernard que j'ai connu à Québec plus que là-bas, j'y retournerai.
Il est probable que cet homme, Antonio, m'aimait plus que je l'aimais. C'est bien longtemps après cet été en Espagne que j'ai réalisé que j'aurais pu me marier avec cet homme si j'avais voulu. Est-ce qu'il m'avait déjà remarquée, quand il s'arrêtait à notre table pour jaser? Serveur dans un grand hôtel de renommée internationale il ne manquait pas d'occasions d'en rencontrer des femmes, de belles femmes, et des femmes riches.
Alors qu'il s'intéresse à moi ne peut que me toucher au plus haut point. Et je sais qu'il n'était pas homme à s'enticher de la première cliente venue. Qu'est-ce qu'il fait, aujourd'hui, en 2011?
mercredi 29 décembre 2010
Le fameux test et un résultat

J'ai passé un test de QI dernièrement, c'est le même qu'il y a deux ans sauf qu'il y a deux ans je n'avais pas pu le terminer, je leur ai expliqué que la femme s'est trompé, que ce n'était pas de sa faute. Est-ce que ça m'a coûté un emploi, ça va, en tous les cas l'autre fois je l'ai refait et ai enfin un chiffre, 133, qui ne me satisfait pas complètement*, peut-être parce que le test était différent de ceux que j'ai déjà passés (sans en connaître les résultats, sauf la fois où j'ai passé un test en anglais et que j'avais eu 120), mais d'avoir un chiffre ça change tout. La personne qui m'a expliqué les résultats m'a dit que j'étais anormale, je suis bien contente d'entendre cela, parce que je suis en-dehors de la masse, ce qu'on voit très bien sur le graphique.
Moi je lui ai dit que je m'attendais à avoir plus... Mais le 120 ça devait être avant que je me mette a souffrir de cette maladie, que j'ai appris à contrôler; enfin...
*Je «pense» que je vais me contenter de ce résultat, du moins pour le moment.
lundi 6 décembre 2010
Eparpillé (suite)
Ça paraît sans doute surprenant que je n'en sache pas plus. Nous étions six qui nous asseyions tout le temps à la même table; Hélène, Marie, Daniel, Huguette, Hélène et moi. Je vous livre l'extrait dont j'ai fait mention précédemment.
«Je concentre mon attention sur des détails pour brider mon cerveau en panique. La peau rousselée d'un couple de touristes allemands. Leurs deux corps longs et laiteux qui se distendent dans la chaleur. Leurs lobes d'oreilles pendouillant comme des appâts de pêche. Une Italienne en ménopause qui se rafraîchit avec un éventail improvisé. La bordure de ses sous-vêtements qui transperce le coton d'une paire de shorts trop ajustés. La voix de la guide polyglotte qui se marie au craquement soporifique des planchers de bois. Les pachydermes hébétés qui la suivent comme des moutons. Des pommes et des oranges. Encore des fruits. Des montagnes de fruits qui ont l'air indigestes et poussiéreux.»
La peau rousselée c'est moi; les touristes allemands ce sont plutôt des Scandinaves, aussi blonds sinon plus que des Allemands, aux îles Canaries ─nous avons passé quarante-deux jours en Espagne cet été-là, dont dix en vacances, aux Canaries─. Le cerveau en panique...
C'est une enquête que Benoit fait, il veut retrouver le lien: il est bien le fils d'Hélène. Qui la suivent comme des moutons, cela doit avoir rapport avec la visite de la classe d'espagnol à la demeure des parents de Maria, notre enseignante; je n'étais pas là, cependant. Encore des fruits: dans ces pays on mange souvent des fruits pour dessert; des fois les fruits n'étaient très ragoûtants. Moi je les mangeais pareil, asticots compris; je n'étais pas regardante, mais je peux comprendre les autres de ne pas en avoir fait autant.
L'amitié en plus de l'amour a beaucoup d'importance dans ce roman; cela n'explique-t-il pas le ton de confidence qu'on y retrouve? Trois hommes qu'il nomme par leur surnom partagent les virées en ville et reçoivent les confidences. Ça me surprend un peu, ce ton de l'écriture, concernant une fille pour laquelle le narrateur s'est rendu jusqu'en Europe, donc une fille qui a de l'importance.
Mais j'ai remarqué que les hommes se méfient facilement des femmes, si elles ne les font pas assez attendre; Benoit veut sans doute être plus conciliant avec cette jeune fille; mais si c'est une fille qui se donne rapidement, ce qui est prévisible pour une serveuse, l'homme va hésiter dans son appréciation; il semble redouter le jugement de ses amis par rapport à cette fille. Mais de la part de la fille j'avancerais qu'elle trouve surtout l'homme bien de son goût...
Je ne dis pas qu'il ne faut pas rester prudent. Dans la vie on cherche l'âme soeur, la personne qui va nous compléter le plus complètement possible, mais en même temps on doit faire attention à garder les yeux ouverts et à ne pas tomber dans le piège tendu par une personne malhonnête. C'est l'éternel dilemme, l'amour est aveugle, on le sait. A trente-six ans aujourd'hui j'espère qu'on croit toujours à l'amour. Mais on regarde la vie avec les yeux de quelqu'un qui en a appris un peu plus sur les hommes et les femmes que nous à l'époque de nos propre trente-six ans, il y a vingt ans. Tant qu'on continuera à y croire tout sera possible.
En fait je crois avoir compris: Louis le personnage s'il avait mis au courant les amis de son attirance pour une fille qui porte de grosses lunettes ne leur a pas fait part de son intention de la relancer jusqu'en Europe. Aussi à l'invitation d'aller voir les filles il fait comme si de rien n'était, il dit oui c'est beau, il ne va pas changer ses habitudes, et il trouve une raison pour le voyage. En fait il avait essayé de se défiler mais il n'a pas réussi.
Et il était sans doute content de sortir avec ses amis. Ça me rappelle le bain de minuit aux îles Canaries (en Espagne): c'est là que j'avais fait la connaissance du fameux Juan, sans cela je ne pourrais pas vous en parler, je ne saurais pas qui c'est. Les Québécois n'étaient pas d'accord avec le fait que je sois allée à ce bain de minuit, alors que je sortais avec un gars; Antonio. Mais cela ne dérangeait pas les Espagnols.
«Je concentre mon attention sur des détails pour brider mon cerveau en panique. La peau rousselée d'un couple de touristes allemands. Leurs deux corps longs et laiteux qui se distendent dans la chaleur. Leurs lobes d'oreilles pendouillant comme des appâts de pêche. Une Italienne en ménopause qui se rafraîchit avec un éventail improvisé. La bordure de ses sous-vêtements qui transperce le coton d'une paire de shorts trop ajustés. La voix de la guide polyglotte qui se marie au craquement soporifique des planchers de bois. Les pachydermes hébétés qui la suivent comme des moutons. Des pommes et des oranges. Encore des fruits. Des montagnes de fruits qui ont l'air indigestes et poussiéreux.»
La peau rousselée c'est moi; les touristes allemands ce sont plutôt des Scandinaves, aussi blonds sinon plus que des Allemands, aux îles Canaries ─nous avons passé quarante-deux jours en Espagne cet été-là, dont dix en vacances, aux Canaries─. Le cerveau en panique...
C'est une enquête que Benoit fait, il veut retrouver le lien: il est bien le fils d'Hélène. Qui la suivent comme des moutons, cela doit avoir rapport avec la visite de la classe d'espagnol à la demeure des parents de Maria, notre enseignante; je n'étais pas là, cependant. Encore des fruits: dans ces pays on mange souvent des fruits pour dessert; des fois les fruits n'étaient très ragoûtants. Moi je les mangeais pareil, asticots compris; je n'étais pas regardante, mais je peux comprendre les autres de ne pas en avoir fait autant.
L'amitié en plus de l'amour a beaucoup d'importance dans ce roman; cela n'explique-t-il pas le ton de confidence qu'on y retrouve? Trois hommes qu'il nomme par leur surnom partagent les virées en ville et reçoivent les confidences. Ça me surprend un peu, ce ton de l'écriture, concernant une fille pour laquelle le narrateur s'est rendu jusqu'en Europe, donc une fille qui a de l'importance.
Mais j'ai remarqué que les hommes se méfient facilement des femmes, si elles ne les font pas assez attendre; Benoit veut sans doute être plus conciliant avec cette jeune fille; mais si c'est une fille qui se donne rapidement, ce qui est prévisible pour une serveuse, l'homme va hésiter dans son appréciation; il semble redouter le jugement de ses amis par rapport à cette fille. Mais de la part de la fille j'avancerais qu'elle trouve surtout l'homme bien de son goût...
Je ne dis pas qu'il ne faut pas rester prudent. Dans la vie on cherche l'âme soeur, la personne qui va nous compléter le plus complètement possible, mais en même temps on doit faire attention à garder les yeux ouverts et à ne pas tomber dans le piège tendu par une personne malhonnête. C'est l'éternel dilemme, l'amour est aveugle, on le sait. A trente-six ans aujourd'hui j'espère qu'on croit toujours à l'amour. Mais on regarde la vie avec les yeux de quelqu'un qui en a appris un peu plus sur les hommes et les femmes que nous à l'époque de nos propre trente-six ans, il y a vingt ans. Tant qu'on continuera à y croire tout sera possible.
En fait je crois avoir compris: Louis le personnage s'il avait mis au courant les amis de son attirance pour une fille qui porte de grosses lunettes ne leur a pas fait part de son intention de la relancer jusqu'en Europe. Aussi à l'invitation d'aller voir les filles il fait comme si de rien n'était, il dit oui c'est beau, il ne va pas changer ses habitudes, et il trouve une raison pour le voyage. En fait il avait essayé de se défiler mais il n'a pas réussi.
Et il était sans doute content de sortir avec ses amis. Ça me rappelle le bain de minuit aux îles Canaries (en Espagne): c'est là que j'avais fait la connaissance du fameux Juan, sans cela je ne pourrais pas vous en parler, je ne saurais pas qui c'est. Les Québécois n'étaient pas d'accord avec le fait que je sois allée à ce bain de minuit, alors que je sortais avec un gars; Antonio. Mais cela ne dérangeait pas les Espagnols.
mardi 30 novembre 2010
Eparpillé
Je veux cette fois écrire une critique de livre, mais il y a quelque chose de particulier cette fois-ci; mes critiques de livres je les place sur le site du journal Voir. Si je veux aujourd'hui écrire ma critique sur le blog c'est parce que j'ai vécu une expérience en lisant ce livre: ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait, non, c'était la deuxième; la conviction que cette histoire se rapporte à des personnes que je connais bien.
Il s'agit du roman Eparpillé, de Benoit Roberge. Je connais Benoit Roberge, comme tout le monde ou presque, pour l'avoir vu à la télévision. Ce beau brun brumeux est scénariste et fait des chroniques à la télé. Il écrit très bien d'ailleurs, a un style recherché, imagé, étonnamment imagé, d'une façon qui est un peu passée de mode: les écrivains ne prennent plus le temps de bien écrire. Lui soigne son style d'écriture comme il soigne ses propos de chroniqueur.
Mais d'une autre façon, axée non pas sur l'humour mais sur l'émotion, sur l'expression des sentiments. Il explique lui-même dans les premières pages sa façon de voir la vie, ou plutôt la façon dont son personnage voit la vie, cherchant en tout la subtilité, l'original; il se raconte des histoires à lui-même. C'est seulement un paragraphe, constitué de courtes phrases dont chacune me rappelait un souvenir de mon séjour en Espagne en 1974, qui m'a fait dire: ce jeune, assez jeune pour être le fils d'un ou d'une des 200 étudiants du groupe...
Et sans doute de quelqu'un que j'ai bien connu; une amie avec qui il y a eu de ma part échange de deux lettres seulement; et puis j'ai perdu sa trace. Soit dit en passant, d'avoir des nouvelles ça me fait réaliser que j'aimerais bien la revoir. Le bébé... eh, oui; c'est vrai, les ressemblances sont là. Une belle histoire, comme dans cette chanson d'amour, A las puertas del cielo, dont mon amie avait ramené la cassette (Benoit y fait référence en employant cette expression: le ciel rose romance).
Une fille qui attirait la douceur; qu'elle l'ait prénommé Benoît ne me surprend pas; Benoit ça sonne doux. Une belle blonde de seize ans, demeurant à Montréal; un bel espagnol ténébreux, Juan. Je sais que dans sa lettre elle m'a dit que Juan et elle s'écrivaient, mais rien concernant un bébé en cours. Elle avait sans doute l'intention de me l'écrire, mais puisque ça a été sa seule lettre...
Je me souviens que sa mère à elle était en Espagne en même temps que nous cet été-là. Alors pour savoir quel genre de mec sa fille avait rencontré là-bas elle était en mesure de savoir. Les Espagnols sont des gens ouverts, aimables, généreux, calmes et solides, ils ont de belles qualités.
Mais revenons au roman, une histoire d'amour ayant pour cadre la ville de Montréal; il y a également une petite incursion dans le sud de la France... Une fille qui a un prénom composé... Cette fille travaille comme serveuse dans un établissement que le narrateur fréquente; un personnage connu, un Européen, a aussi été vu quelques fois à cet endroit: cela devient pour lui un sujet de conversation, avec cette jeune fille.
Mais, la fois d'après, quand il revient au restaurant, elle n'est plus là. Il la connaît à peine, mais il voulait vraiment la connaître, et il part à sa recherche. C'est cette recherche qui fait de cette romance quelque chose de vraiment attachant.
Comme quand quelqu'un est retournée en Espagne.
Il s'agit du roman Eparpillé, de Benoit Roberge. Je connais Benoit Roberge, comme tout le monde ou presque, pour l'avoir vu à la télévision. Ce beau brun brumeux est scénariste et fait des chroniques à la télé. Il écrit très bien d'ailleurs, a un style recherché, imagé, étonnamment imagé, d'une façon qui est un peu passée de mode: les écrivains ne prennent plus le temps de bien écrire. Lui soigne son style d'écriture comme il soigne ses propos de chroniqueur.
Mais d'une autre façon, axée non pas sur l'humour mais sur l'émotion, sur l'expression des sentiments. Il explique lui-même dans les premières pages sa façon de voir la vie, ou plutôt la façon dont son personnage voit la vie, cherchant en tout la subtilité, l'original; il se raconte des histoires à lui-même. C'est seulement un paragraphe, constitué de courtes phrases dont chacune me rappelait un souvenir de mon séjour en Espagne en 1974, qui m'a fait dire: ce jeune, assez jeune pour être le fils d'un ou d'une des 200 étudiants du groupe...
Et sans doute de quelqu'un que j'ai bien connu; une amie avec qui il y a eu de ma part échange de deux lettres seulement; et puis j'ai perdu sa trace. Soit dit en passant, d'avoir des nouvelles ça me fait réaliser que j'aimerais bien la revoir. Le bébé... eh, oui; c'est vrai, les ressemblances sont là. Une belle histoire, comme dans cette chanson d'amour, A las puertas del cielo, dont mon amie avait ramené la cassette (Benoit y fait référence en employant cette expression: le ciel rose romance).
Une fille qui attirait la douceur; qu'elle l'ait prénommé Benoît ne me surprend pas; Benoit ça sonne doux. Une belle blonde de seize ans, demeurant à Montréal; un bel espagnol ténébreux, Juan. Je sais que dans sa lettre elle m'a dit que Juan et elle s'écrivaient, mais rien concernant un bébé en cours. Elle avait sans doute l'intention de me l'écrire, mais puisque ça a été sa seule lettre...
Je me souviens que sa mère à elle était en Espagne en même temps que nous cet été-là. Alors pour savoir quel genre de mec sa fille avait rencontré là-bas elle était en mesure de savoir. Les Espagnols sont des gens ouverts, aimables, généreux, calmes et solides, ils ont de belles qualités.
Mais revenons au roman, une histoire d'amour ayant pour cadre la ville de Montréal; il y a également une petite incursion dans le sud de la France... Une fille qui a un prénom composé... Cette fille travaille comme serveuse dans un établissement que le narrateur fréquente; un personnage connu, un Européen, a aussi été vu quelques fois à cet endroit: cela devient pour lui un sujet de conversation, avec cette jeune fille.
Mais, la fois d'après, quand il revient au restaurant, elle n'est plus là. Il la connaît à peine, mais il voulait vraiment la connaître, et il part à sa recherche. C'est cette recherche qui fait de cette romance quelque chose de vraiment attachant.
Comme quand quelqu'un est retournée en Espagne.
dimanche 15 août 2010
Un mariage en vue
Devant la photo officielle des fiançailles du prince Albert de Monaco avec l'athlète sud-africaine Charlene Wittstock, je me suis dit je devrais faire un montage en partant de cette photo, en y inscrivant les réflexions de Charlene qui se dit: la dot c'est une par vie, ça? alors qu'Albert de son côté se dit: la bague, c'est une par vie, ça?
Les fiançailles c'est un événement en Europe cette année, un vent de fraîcheur sur ce flot de nouvelles plus ou moins bonnes dans lesquelles il n'y a pas beaucoup de changements depuis plusieurs années. Il y a eu plusieurs mariages dans les familles régnantes, mais ce n'était pas la famille de Monaco. Les fiançailles du prince Albert c'est l'événement glamour de l'année.
Ou ça devrait l'être. Mais à la première d'un magazine bien connu un couple d'acteurs est présenté comme étant le couple glamour de l'année; comme si on voulait démontrer que le mariage annoncé du prince Albert ça n'est pas si extraordinaire que ça.
Moi-même qui suis abonnée sur Facebook à une page dédiée à la princesse Stéphanie, soeur du prince Albert, je me suis permis d'écrire, en commentaire à la photo des fiancés: elle est bien élégante, la fiancée, mais moi je préfère Stéphanie. Le lendemain j'ai enlevé le commentaire, mais il semble que j'aie encouragé un mouvement: d'autres ont également mis des commentaires disant que leur Stéphanie est la plus belle, la plus sympathique.
On voudrait bien la voir heureuse notre Stéphanie, qui a eu deux maris, deux mariages qui n'ont pas duré, qui est maman, mais qu'on ne voit plus accompagnée aux réceptions officielles.
Et l'apparition récente de Nicole Coste, la mère d'Alexandre, l'enfant que le prince a reconnu comme le sien, à un événement à Monte Carlo, le Bal de la Croix-Rouge, apparition qu'on a dit désirée par la principauté, c'est un événement déjà. Devant la photographie de Nicole, résolument tournée vers la caméra, Nicole qu'on savait déjà volontaire et déterminée, peut-on penser que tout n'est pas complètement déterminé encore à Monaco?
Les fiançailles c'est un événement en Europe cette année, un vent de fraîcheur sur ce flot de nouvelles plus ou moins bonnes dans lesquelles il n'y a pas beaucoup de changements depuis plusieurs années. Il y a eu plusieurs mariages dans les familles régnantes, mais ce n'était pas la famille de Monaco. Les fiançailles du prince Albert c'est l'événement glamour de l'année.
Ou ça devrait l'être. Mais à la première d'un magazine bien connu un couple d'acteurs est présenté comme étant le couple glamour de l'année; comme si on voulait démontrer que le mariage annoncé du prince Albert ça n'est pas si extraordinaire que ça.
Moi-même qui suis abonnée sur Facebook à une page dédiée à la princesse Stéphanie, soeur du prince Albert, je me suis permis d'écrire, en commentaire à la photo des fiancés: elle est bien élégante, la fiancée, mais moi je préfère Stéphanie. Le lendemain j'ai enlevé le commentaire, mais il semble que j'aie encouragé un mouvement: d'autres ont également mis des commentaires disant que leur Stéphanie est la plus belle, la plus sympathique.
On voudrait bien la voir heureuse notre Stéphanie, qui a eu deux maris, deux mariages qui n'ont pas duré, qui est maman, mais qu'on ne voit plus accompagnée aux réceptions officielles.
Et l'apparition récente de Nicole Coste, la mère d'Alexandre, l'enfant que le prince a reconnu comme le sien, à un événement à Monte Carlo, le Bal de la Croix-Rouge, apparition qu'on a dit désirée par la principauté, c'est un événement déjà. Devant la photographie de Nicole, résolument tournée vers la caméra, Nicole qu'on savait déjà volontaire et déterminée, peut-on penser que tout n'est pas complètement déterminé encore à Monaco?
dimanche 8 août 2010
Avatar, le livre
Je viens de lire Avatar, le livre; le livre c'est le processus de réalisation de ce film dont l'élaboration a nécessité quinze ans de travail. Je n'ai pas vu le film.
Est-ce que le livre, c'est je devine ce que vous vous demandez, donne le goût de voir le film? Je dirais que ce n'est pas le livre qui me donne le goût de voir le film face auquel je suis curieuse, qui ne l'est pas, quand on sait que c'est la plus grande simulation jamais réalisée de la réalité, ou d'une réalité possible?
C'est aussi ce que dit ce livre, mais en plus précis; en effet on comprend la somme de travail que ça a été de la part des différents intervenants, mais après avoir lu le livre c'est sûr qu'on va être plus conscient de chaque détail, que ce soient les paysages, les personnes, les bêtes, de tout ce qui constitue l'imagerie de ce film.
A partir du scénario écrit par James Cameron en 1995 et des personnages qu'il imaginait et auxquels il fallait donner une forme, il y a eu toute une recherche, en effet il y a beaucoup d'aspects qui sont basés sur la nature, sur ce qui existe, parce qu'on voulait créer un monde qui ne soit pas trop déconcertant pour le spectateur.
Mais en même temps il y a eu tout un aspect onirique et la mise en oeuvre des techniques les plus avancées en animation 3D. Pandora n'est pas la terre, le spectateur doit comprendre que ce n'est pas la terre, que c'est différent, tout en étant semblable structurellement. Il y a des plantes, il y a des rivières, il y a beaucoup d'aspects communs avec notre monde.
Je vais le voir le film, à court ou à long terme, et j'ai un peu plus hâte maintenant, c'est sûr. Il y a de super belles photos.
Est-ce que le livre, c'est je devine ce que vous vous demandez, donne le goût de voir le film? Je dirais que ce n'est pas le livre qui me donne le goût de voir le film face auquel je suis curieuse, qui ne l'est pas, quand on sait que c'est la plus grande simulation jamais réalisée de la réalité, ou d'une réalité possible?
C'est aussi ce que dit ce livre, mais en plus précis; en effet on comprend la somme de travail que ça a été de la part des différents intervenants, mais après avoir lu le livre c'est sûr qu'on va être plus conscient de chaque détail, que ce soient les paysages, les personnes, les bêtes, de tout ce qui constitue l'imagerie de ce film.
A partir du scénario écrit par James Cameron en 1995 et des personnages qu'il imaginait et auxquels il fallait donner une forme, il y a eu toute une recherche, en effet il y a beaucoup d'aspects qui sont basés sur la nature, sur ce qui existe, parce qu'on voulait créer un monde qui ne soit pas trop déconcertant pour le spectateur.
Mais en même temps il y a eu tout un aspect onirique et la mise en oeuvre des techniques les plus avancées en animation 3D. Pandora n'est pas la terre, le spectateur doit comprendre que ce n'est pas la terre, que c'est différent, tout en étant semblable structurellement. Il y a des plantes, il y a des rivières, il y a beaucoup d'aspects communs avec notre monde.
Je vais le voir le film, à court ou à long terme, et j'ai un peu plus hâte maintenant, c'est sûr. Il y a de super belles photos.
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